Atlas écologique des coléoptères forestiers
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Famille des Cholevidae Kirby, 1837
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puce1Dfinition de la famille des Catopidae

Bien des choix sont possibles quant à la position systématique des taxa évoqués dans cette partie, tellement la systématique des Staphylinioidea subit toujours de complexes variations. Il semblerait plutôt exister un complexe composé des familles Leiodidae, Cholevidae (= Catopidae), Colonidae. D'une classification à l'autre chacune fut ravalée au rang de sous-famille de l'une des autres. Originellement, les Cholevidae étaient inclus dans les Silphidae, une option définitivement écartée depuis que Jeannel (1936) individualisa la famille des Catopidae. S'ensuivit une dispute sur l'antériorité du nom Cholevidae (Kirby, 1837) par rapport à Catopidae (Thomson, 1862), qui fut tranchée en faveur de Cholevidae (Kirby, 1837). Mais on n'a toujours pas statué sur la question de la validité de la famille des Cholevidae (= Catopidae), que beaucoup rattachent aux Leiodidae[1050] en tant que sous-famille des Cholevinae. Ainsi délimités les Leiodidae sont considérés comme une famille monophylétique, quoiqu'aucune étude phylogénétique n'ait encore été menée à l'échelle de toute cette famille.


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puce1Caractres gnraux

Larves

Les larves mobiles sont très semblables aux larves de Silphidae et Leiodidae. Elles s'en différencient surtout par leurs pièces buccales[990] : Les mandibules possèdent une mola à denticules alignés en bandes parallèles ainsi qu'un rétinacle ; les maxilles possèdent une galea ainsi qu'un palpe de 3 articles ; les paraglosses sont réduites ou absentes.

Les antennes se composent de 3 articles et ont une vésicule hyaline[990]. Les macrochètes des tergites sont généralement développés, quoiqu'ils puissent manquer chez quelques espèces. Les urogomphes sont biarticulés avec une second article plus large que le premier.

Figure 9000D1
Larve de Catops fuscus Panz., d'après Ganglbauer (1899)
larve de Catops fuscus

Les anatomies larvaire de cette famille se répartissent en 4 grands types[990] :

Adultes

Petites espèces ovales et légèrement convexes, à pilosité développée, à téguments desquels la couleur varie du brun au noirâtre à l'exception des tarses jaunâtres.

La tête est étroitement appliquée contre le bord antérieur du pronotum.

Antennes de 11 articles, terminées par une massue de 5 articles plus ou moins élargie. Le 8ème article est toujours plus court que le précédent et le suivant, même si la différence de taille est parfois peu flagrante.

Les Cholevidae sont une des familles de coléoptères comptant le plus grand nombre d'espèces anophthalmes et microphthalmes. La réduction ou la disparition des yeux s'observe surtout chez les espèces cavernicoles de la sous-famille des Leptodirinae. Chez les espèces oculées, les yeux sont placés très en arrière de la capsule céphalique, de sorte que les tempes sont courtes ou inexistantes.

Palpes maxillaires à dernier article pointu ou en alène.

Pronotum transverse, dont la ponctuation peut être extrêmement râpeuse.

Elytres recouvrant l'abdomen, leur surface constellée de points parfois si rapprochés latéralement qu'ils engendrent une impression de striation transversale (genre Ptomaphagus). La strie suturale est toujours visible. Les autres sont plus ou moins indiquées.

6 sternites mobiles visibles.

Le segment génital mâle (qui est en fait le IX) est diversement modifié :

Variabilit

Certains des caractères affectés de dimorphisme sexuel qui ont le plus d'importance pour la classification se trouvent sur les pattes, notamment les antérieures.

Des articles du protarse des mâles sont fréquemment élargis (seulement 1 article chez les Nemadinae et 2 chez les Anemadinae). Le bord interne du protibia peut être sinué ou entaillé. L'extrémité apicale du profémur peut se terminer par une dent. Chez les Choleva, toute la patte avant du mâle est élargie et ses trochanters postérieurs sont modifiés.

Les pattes médianes peuvent également être modifiées, mais pas chez tous les genres (inchangées chez Ptomaphagus et Eocatops). Les tarses médians des mâles peuvent être élargis : 4 articles chez Catops, 1 chez Nemadus et Cholevinus. Chez les Attaephilus mâles, les tibias médians peuvent être recourbés ou élargis ou présenter une encoche.

Chez les les Leptodirinae (= Bathysciinae), la formule tarsale des femelle est 4-5-5, celle des mâles 5-5-5.

Les troglobies présentent des adaptations classiquement observées chez les espèces ayant adopté ce mode de vie : dépigmentation, anophthalmie, réduction alaire.

Les espèces myrmécophiles ont des appendices plus courts et aplatis dorso-ventralement. Le corps est également raccourci mais convexe. Ce sont des espèces oculées et ailées. Les téguments sont lisses, mais pourvus de nombreuses soies sensorielles.


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puce1Familles proches

Silphidae